Pourquoi certaines difficultés se répètent-elles de génération en génération (et comment s’en libérer) ?
Beaucoup de personnes ressentent des blocages émotionnels, relationnels ou professionnels sans parvenir à identifier clairement l’origine. Elles ont réfléchi, travaillé sur elles, parfois changé de direction… et pourtant, les mêmes schémas reviennent. Comme si quelque chose se rejouait, indépendamment de leur volonté. Elles décrivent souvent cette sensation :
« J’ai l’impression de porter quelque chose qui ne m’appartient pas totalement. » Comme une histoire inachevée qui continue de s’exprimer à travers elles.
Lorsque ces répétitions apparaissent, il ne s’agit généralement ni d’un manque de motivation, ni d’un défaut personnel. Avec le temps, j’ai compris que certaines résistances prennent racine à un niveau plus profond que notre histoire consciente.
En tant que psychogénéalogiste & hypnotherapeute, je vous propose une découverte passionnante du mécanisme de transmission appelé aujourd’hui communément “le transgénérationnel” au travers de mon parcours.
- Certaines difficultés répétitives trouvent leur origine dans des transmissions familiales inconscientes, et non dans un défaut personnel.
- La psychogénéalogie et l’épigénétique permettent de comprendre à la fois le sens émotionnel et les mécanismes biologiques de ces héritages.
- En mettant en lumière ces transmissions avec un accompagnement de psychogénéalogie, il devient possible de s’en libérer et de faire des choix plus libres et plus alignés.
Comprendre l’origine invisible de ces répétitions
Quand science et transgénérationnel se rejoignent
Des études universitaires en biochimie à l’Université de Jussieu, à Paris, dont j’ai été diplômée en 1989 m’ont apporté une compréhension du fonctionnement du vivant :
- gènes,
- immunologie,
- mécanismes biologiques et physiologiques.
À cette époque, l’approche restait essentiellement cellulaire et moléculaire. Les liens entre biologie, émotions et environnement n’étaient pas encore clairement établis, et l’épigénétique en était à ses débuts.
On disait que 2 % d’ADN seulement permettaient de synthétiser les fameuses protéines si utiles à notre corps - le reste de l’ADN étant appelé “ADN poubelle” car on pensait qu’il était inutile.
Pourtant, face à la complexité et à la précision extraordinaires d’une cellule vivante, cette idée me semblait incohérente. Comment imaginer qu’une structure aussi sophistiquée comporte une si grande part d’inutile ?
Du parcours scientifique à l’accompagnement humain
En tant que psychogénéalogiste & hypnotherapeute, mon chemin m’a conduite vers l’accompagnement humain à travers l’hypnose ericksonienne, la PNL et la Thérapie des états dissociés®, avec le besoin de comprendre la personne non seulement comme un individu, mais aussi comme étant issue d’un système familial. La psychogénéalogie s’est alors imposée à moi, me permettant d’explorer la manière dont les événements marquants d’une lignée continuent d’agir inconsciemment sur les descendants :
- traumatismes,
- deuils non faits,
- secrets,
- injustices ou ruptures
Inconsciemment, car il faut savoir que cette transmission à travers les générations se fait rarement par le récit, mais par des silences, des non-dits, des attitudes, des loyautés invisibles, des répétitions de situations ou de dates clés.
Vous n’êtes pas obligé(e) de porter seul(e) ce qui ne vous appartient pas.
Exemple concret de loyauté familiale inconsciente
L'exemple qui suit propose une lecture possible à partir d’une observation que j'ai pu faire lors de ma pratique dans mon cabinet de psychogénéalogie.
J’ai par exemple accompagné une personne qui changeait régulièrement de poste sans jamais se sentir légitime. En travaillant sur son histoire familiale, est apparue une loyauté inconsciente envers un grand-parent ayant vécu un échec social important. Tant que cette mémoire restait active, elle freinait inconsciemment toute réussite.
La psychogénéalogie révèle donc le contenu émotionnel et symbolique d’une transmission au travers des générations. J’avais besoin cependant d’éclairer cette connaissance par des bases scientifiques. Ce fut le cas avec notamment l’épigénétique. Cette discipline récente m’a permis de mieux comprendre ces transmissions.
L’épigénétique : quand le corps garde la mémoire
L’ADN comme système d’adaptation à l’environnement
L’épigénétique a changé notre façon de voir la génétique.
On peut l’imaginer comme un système d’interrupteurs : certaines informations de l’ADN pouvant être activées ou bloquées selon ce que vit le corps. Par exemple, face à un stress ou un traumatisme, il peut produire ou cesser de produire certaines substances utiles pour gérer les émotions ou le stress.
Ils permettent au corps de s’adapter à son environnement, parfois même en transmettant certains comportements aux générations suivantes, comme si le corps gardait en mémoire des expériences passées.
De ces mécanismes reposent sur l'ADN autrefois appelés “poubelle”, qui régulent et organisent le fonctionnement de nos cellules.
Biologie, émotions et environnement : un tout indissociable
Une évidence s’impose alors : biologie, émotions et environnement sont toujours liés. L’épigénétique explique le mécanisme, la psychogénéalogie, elle, en révèle le sens émotionnel. Ensemble, elles montrent que certaines réactions ou blocages ne sont pas des failles personnelles, mais des héritages transgénérationnels devenus inadaptés.
Quand l’histoire familiale continue de s’exprimer
Une arrière-grand-mère a vécu une famine lors d’un exil et a développé une peur intense du manque. Cette angoisse a pu se transmettre à sa fille qui a pu elle-même la relayer à la génération suivante en adoptant une attitude de sur-économie et de contrôle.
L’arrière-petite-fille, qui ignore cette histoire familiale ( parce qu’on évite d’évoquer le passé !)- ressent aujourd'hui une peur diffuse du manque sans en comprendre l’origine. Ce qui ne s’exprime pas s’imprime : elle a pu alors chercher inconsciemment à apaiser ce mal-être par une surconsommation matérielle ou symbolique, dont elle risque de n’en comprendre ni le sens, ni l’origine.
Se libérer sans renier le passé
Or, ces influences ne sont pas une fatalité. L’épigénétique nous le dit et ces mécanismes biologiques sont par ailleurs réversibles. En comprenant l’origine de certains comportements ou de certaines croyances, il peut devenir alors possible de s’en libérer.
Si vous souhaitez explorer ce qui, dans votre histoire, continue de s’exprimer, prenez rendez-vous pour un accompagnement individuel.
Transformer l’héritage en ressource
Remettre à sa place ce qui a été hérité
Le travail d’accompagnement consiste à remettre à sa place ce qui a été hérité, afin que la personne puisse faire ses propres choix, avec plus de liberté et de cohérence.
Apaiser, dénouer, retrouver de la liberté intérieure
Mettre en lumière ces mécanismes permet d’apaiser des émotions récurrentes, de sortir de schémas relationnels répétitifs, de lever des freins professionnels, de diminuer un stress chronique ou une culpabilité diffuse.
Pour conclure
Ce que je partage ici est un point de vue personnel, issu de mon parcours et de mon expérience d’accompagnante. Je précise que je ne suis ni médecin ni psychologue, et que mon accompagnement ne se substitue en aucun cas à un suivi médical ou psychologique. Il s’inscrit toutefois dans une place légitime d’accompagnement, fondée sur des formations reconnues, une posture éthique et le respect des valeurs et croyances de chaque personne.
Se libérer du transgénérationnel, ce n’est pas renier le passé. C’est l’honorer, sans continuer à le porter. Et s’autoriser, enfin, à vivre pleinement sa propre histoire.
